P 06 : Histoire (2)

 

20 mars 1656. Amyot, curé de Saint-Merry, appuyé sur la cour, oblige l’official de Paris à faire interdire de fonction dans sa paroisse les prêtres amis de Duhamel ; les deux principaux, Feydeau et Marcan doivent quitter Paris

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

20 mars 1656. PASCAL, Cinquième lettre, 20 mars 1656.

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

20 mars 1656. Saint-Gilles reçoit une lettre de Luzancy, de Port-Royal des Champs, sur la dispersion des solitaires et des élèves des Petites écoles

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. J. Lesaulnier et P. Ernst, Paris, Nolin, 2008, p. 28 sq.

Vers le 21 mars 1656. Éclaircissement de quelques difficultés morales touchant l’état présent du jansénisme depuis la censure de Messieurs les docteurs de Sorbonne, par le sieur de Sainte Foi, docteur en théologie

JOUSLIN Olivier, « Rien ne nous plaît que le combat ». La campagne des Provinciales de Pascal. Étude d’un dialogue polémique, I, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2007, p. 145. Première réponse venue des jésuites. Le pseudonyme est celui du P. Andoche Morel selon Sommervogel. O. Jouslin suppose que c’est le P. Annat, suivant le catalogue informatisé de la BN.

21 mars 1656. Poursuite de la dispersion des solitaires et des élèves de Port-Royal

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, Thèse p. 1056.

21 mars 1656. Antoine Le Maistre, de la chartreuse de Bourgfontaine, écrit une lettre à Racine, âgé de 16 ans et demi, qui se trouve à Vaumurier

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 191.

22 mars 1656.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 187-188.

23 mars 1656. La dispersion des solitaires de Port-Royal est achevée

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 188.

23 mars 1656. Lettre d’Antoine Arnauld à son frère Henri Arnauld

ARNAULD Antoine, Œuvres, I, éd. de Lausanne, p. 105 sq.

23 mars 1656. Le jésuite Le Conte rencontre à Port-Royal des Champs la mère Marie-Dorothée de l’Incarnation Le Conte

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 190-191.

23 mars 1656. Décret pontifical sur les rites chinois

Dictionnaire de théologie catholique, art. Rites chinois. Le décret du 23 mars 1656 approuvé par Alexandre VII : col. 2370.

TÜCHEL Hermann, BOUMAN C. et LE BRUN Jacques, Nouvelle histoire de l’Eglise, 3, Réforme et contre-réforme, Paris, Seuil, 1968, p. 326 sq., sur l’adaptation en Chine. Voir p. 345 sq. sur la querelle des rites. Sur l’accommodation aux noms divins : p. 345. Les premiers pionniers de l’adaptation vont parfois jusqu’aux frontières des concessions dogmatiques, ce qui provoque les premières oppositions, au sein même de la compagnie de Jésus ; c’est dès 1629 le visiteur de la mission des jésuites en Chine qui interdit l’emploi des noms divins ; le général de l’ordre lève cet interdit dès l’année suivante. Les ordres missionnaires espagnols prêchent sans concession, avec un rejet catégorique du confucianisme, et ne recueillent aucun succès : p. 346. Ces antagonismes entre ordres missionnaires induisent les dominicains à rédiger un mémorandum à l’intention du Saint-Siège, exposant dix-sept doutes sur la légitimité de la pratique des jésuites. En 1645, au terme de longues délibérations, la congrégation De propaganda fide et le Saint-Office déclarent que les coutumes chinoises sont condamnées comme impies, et défense est faite aux jésuites de les tolérer : p. 347. Les jésuites envoient à Rome un des leurs pour faire un rapport ; mais en 1656 un nouveau décret est édicté qui distingue entre coutumes religieuses et coutumes civiles, et autorisant ces dernières, y compris les honneurs rendus à Confucius et le culte des ancêtres, sous réserve qu’on évite toute superstition. Cependant le décret de 1645 n’est pas abrogé pour autant. C’est vers cette époque que les jansénistes français interviennent, voyant dans cette affaire une conséquence de la théologie morale des jésuites. Sur l’évolution ultérieure de l’affaire, à partir de 1690, voir p. 345 sq.

En 1656, le P. Martini, jésuite, obtient un décret du Pape Alexandre VII, qui expose au Saint-Siège que les Chinois n’offrent rien à Confucius, que celui-ci n’a pas de temples, et qu’on ne lui rend que les honneurs que des disciples rendent à leurs maîtres ; “ par ce moyen la Société tente d’éluder le décret d’Innocent X ” : ETIEMBLE, Les Jésuites en Chine. La querelle des rites (1552-1773), p. 92-92. Défense de l’action du P. Martini : DANIEL Gabriel, Entretiens de Cléandre et d’Eudoxe, p. 172. Le décret pontifical du 23 mars 1656, du Pape Alexandre VII, se prépare à donner raison à la Compagnie de Jésus, et à réformer le décret d’Innocent X : voir ETIEMBLE, Les Jésuites en Chine, p. 95.

24 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 189.

24 mars 1656. Publication de l’avis du P. Nicolaï, qu’il n’avait pas pu lire complètement, contre Arnauld

DE FRANCESCHI Sylvio, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663) : à propos des 1re, 2e et 3e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 95.

Voir JOUSLIN Olivier, « Rien ne nous plaît que le combat ». La campagne des Provinciales de Pascal. Étude d’un dialogue polémique, I, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2007, index, sur le p. Nicolaï.

DUCHÊNE Roger, L’imposture littéraire..., 2e éd., p. 216 sq. Avis délibératif sur l’affaire Arnauld. Voir p. 284, sur les thèses soutenues aux Jacobins. Sa doctrine sur la grâce suffisante : p. 58 sq.

GORCE M., “Introduction aux Provinciales. Nicolaï et les jansénistes”, Revue Thomiste, 1932.

24 mars 1656. Les docteurs qui ont refusé de souscrire la censure d’Arnauld sont privés de leurs droits, privilèges et de leur logement en Sorbonne

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 189. Assemblées de Sorbonne, qui décide que ceux qui ne signeront pas la censure seront privés de tous droits d’hospitalité et de société.

LARRIÈRE, Vie de M. Arnauld, Œuvres, t. I, éd. de Lausanne, p. 165.

24 mars 1656. Lettre perdue de Jacqueline Pascal à sa sœur et à son beau-frère pour faire hâter l’opération de Marguerite Périer

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

LE MAITRE Antoine ou PONTCHÂTEAU (?), Réponse à un écrit publié sur le sujet des miracles qu’il a plu à Dieu de faire à Port-Royal depuis quelques temps par une sainte Epine de la couronne de Notre Seigneur, Paris, fin septembre 1656, p. 6. Récit.

LE GUERN Michel, Pascal et Arnauld, p. 91 sq. Jacqueline Pascal écrit à Florin Périer pour l’informer de l’état de Marguerite Périer et de la nécessité d’une opération urgente. Elle lui demande de venir rapidement.

24 mars 1656. Lettre de Mazarin à Arnauld d’Andilly lui ordonnant de se retirer de Port-Royal.

DELABRE Jean-Marc, Robert Arnauld d’Andilly, écrivain, solitaire et mondain, Thèse, p. 211.

24 mars 1656. ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique

ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique, 10 mars 1656, sl, 18 p. in-4°.

ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique, 10 mars 1656, sl. GEF IV, p. 195. Voir p. 274. Imprimée aussitôt, mais ne paraît que longtemps après. Identification du destinataire : ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXI. On hésite entre Henri Arnauld évêque d’Angers (Clémencet, Gerberon), Godeau évêque de Vence (Le Roi), et Vialart évêque de Chalons (Fouillou). Lemaître y aurait collaboré. Mais pour la troisième lettre, Sainte-Beuve suggère Denis de La Barde, évêque de Saint-Brieux (Port-Royal, t. 2, p. 63).

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXI donne pour date le 1er mars 1656.

Identification du destinataire : ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXI. On hésite entre Henri Arnauld évêque d’Angers (Clémencet, Gerberon), Godeau évêque de Vence (Le Roi), et Vialart évêque de Chalons (Fouillou). Lemaître y aurait collaboré. Mais pour la troisième lettre, Sainte-Beuve suggère Denis de La Barde, évêque de Saint-Brieuc (Port-Royal, t. 2, p. 63).

OC I, éd. J. Mesnard, p. 474-475. Journal de Saint-Gilles, 30 mars 1656. “Suppression pour un temps de la première Lettre apologétique. Poursuites judiciaires consécutives à la saisie chez Langlois des deux premières et des deux premières pages. Les évêques de Chalons et de Beauvais, l’ayant trouvée trop forte, demandent un retard de publication.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, Thèse, p. 1055.

24 mars 1656. ARNAULD Antoine, Deuxième lettre apologétique

GEF IV, p. 195, n. 1.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXI.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 195.

24 mars 1656. Lettre de la Mère Angélique à la reine de Pologne

GEF V, p. 5. « Je vous assure, Madame, que j’ai eu les mêmes sentiments d’impatience que votre majesté, au sujet de l’auteur des Provinciales qui a affaire à de si terribles ennemis. Mais comme je sais qu’il n’y a point de cas fortuit en Dieu, que toutes choses arrivent par son ordre, et que les hommes ne sauraient avancer ni reculer aux moments qu’il lui plaît que nos maux finissent ou que nos biens arrivent, j’essaie de calmer mon esprit, le réduisant à la soumission qu’il doit à son maître ».

BUGNION-SECRÉTAN Perle, Mère Angélique Arnauld, Paris, Cerf, 1991, p. 200. Sur les menaces qui pèsent sur Port-Royal.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 189. La Mère Angélique mentionne les Provinciales. « Je vous assure, Madame, que j’ai eu les mêmes sentiments d’impatience que votre majesté, au sujet de l’auteur des Provinciales, qui a affaire à de si terribles ennemis (…). Enfin tous nos ermites sont sortis d’ici : il n’y reste plus que mon frère d’Andilly… ».

 24 mars 1656. Miracle de la Sainte-Épine

 

Le 24 mars est un vendredi. Vers 15 heures. Dans l’église de Port-Royal de Paris, Marguerite Périer, fille de Florin Périer et de Gilberte Pascal, vient adorer et embrasser une sainte Épine. Sœur Catherine de Sainte-Flavie Passart lui applique la relique sur un œil atteint d’une fistule lacrymale. Quelques heures plus tard l’œil redevient normal. Ce miracle de la Sainte Épine attire beaucoup de monde à Port-Royal de Paris.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 190. Voir aussi p. 204-206, le récit du miracle. Guérison miraculeuse de la petite Périer, pensionnaire de Port-Royal, noté à la date du lundi 3 avril 1656. Saint-Gilles indique expressément que l’on “n’en fait pas grand bruit en cette sainte maison (...). Ce qui vient de ce que ce ne sont pas là les plus grandes merveilles qui s’y font, les changements de vie et les vraies conversions y étant bien plus estimées, soit aussi parce qu’il se fait là souvent de semblables miracles dont il y a quelques-uns en ce livre ; mais on ne les publie pas” : p 171-172.

OC I, p. 476, éd. J. Mesnard, Journal de Saint-Gilles, du 3 avril 1656.

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450. Voir p. 800 sq., le dossier sur le miracle de la Sainte Épine. Y eut-il vraiment miracle ?, p. 801.

OC I, éd. J. Mesnard, p. 903. Témoignage de Gilbert de Choiseul.

GAZIER Augustin, Histoire générale du mouvement janséniste, I, p. 108 sq.

RACINE, Abrégé..., Œuvres, II, éd. Picard, p. 82 sq. La relique est arrivée à Port-Royal le 24 mars 1656, vendredi de la 3e semaine de Carême. Récit des événements de la journée.

GOUHIER Henri, Commentaires, p. 133. Sur son reliquaire et son authenticité : p. 133 sq. et 139, n. 51.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XXI, p. II.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XXIII, p. VI sq., § II. Des écrits publiés à l’occasion des miracles de la sainte épine. Récit du miracle dans la Réponse aux observations d’Arnauld et Lemaître : p. 10 sq.

JASINSKI René, « Autour de Port-Royal, sur le miracle de la sainte épine », A travers le XVIIe siècle, Paris, Nizet, 1981, p. 137-157.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 352 sq. et p. 1056.

PILLORGET René et Suzanne, France baroque, France classique, I, Récit, Bouquins, Paris, Robert Laffont, 1995, p. 451 sq.

PLAZENET Laurence, Port-Royal, Paris, Flammarion, 2012, p. 77.

GOUHIER Henri, Commentaires, p. 133. Sur son reliquaire et son authenticité : p. 133 sq. et 139, n. 51.

PILLORGET René et Suzanne, France baroque, France classique, I, Récit, Bouquins, Paris, Robert Laffont, 1995, p. 451 sq.

Les effets politiques du miracle

GOUHIER Henri, Commentaires, p. 146. Le miracle provoque une détente et un adoucissement des rigueurs. Le “grand concours” de monde à Port-Royal desserre un peu l’étau. Événements concrets qui prouvent cette détente.

RACINE, Abrégé, Œuvres, II, p. 85. Attitude de la reine-mère, qui envoie M. Félix, premier chirurgien du roi. Voir p. 87, sur la détente.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, II, p. 188.

OC I, éd. J. Mesnard, p. 478-479. Journal de Saint-Gilles, 4 août 1656.

Samedi 25 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 190.

25 mars 1656. Lettre du P. Couderc, jésuite de Montferrand au P. Pagès, jésuite à Tournon

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450. Voir p. 819. La lettre porte sur les progrès du projet de transfert du collège des jésuites à Clermont.

25 mars 1656. Tentative de conciliation à l’hôtel de Sens entre cinq prélats et les amis d’Arnauld

La conférence échoue.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 192.

26 mars 1656. Saint-Gilles note qu’il a reçu une lettre de P. Richerot, de l’Oratoire de Nantes sur les calomnies qui courent sur Port-Royal

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire e Port-Royal, éd. J. Lesaulnier et P. Ernst, Paris, Nolin, 2008, p. 28 sq.

26 mars 1656. Mort du P. Quarré

Dictionnaire de Port-Royal, p. 845.

QUARRE le P. Hugues, Réponse d’un ecclésiastique de Louvain à l’avis qui lui a été donné sur le sujet de la bulle prétendue du Pape Urbain VIII, contre le livre de M. Jansénius, 3e éd., Louvain, 1650 (Bibliothèque Mazarine : 61 298, pièce 2) Voir Provinciales, éd. Cognet, p. 371, n. 2 : cet ouvrage a été annoté par Pascal et utilisé pour la Provinciale XVIII ; la pièce est parue en 1649. Voir MESNARD Jean, Textes inédits, p. 29.

Dimanche 26 mars 1656. Lettre du P. Richerot, supérieur de l’Oratoire à Nantes, à Saint-Gilles

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 192 sq. Lettre du P. Richerot, supérieur de l’Oratoire à Nantes, à Saint-Gilles, sur les faussetés qu’on impute aux disciples de saint Augustin.

26 mars 1656. Lettre du P. d’Anguères au P. Aymart

OC III, p. 450. Texte p. 819. Sur le projet de transfert du collège des jésuites de Montferrand à Clermont.

Lundi 27 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 193.

27 mars 1656. Lettre de la Mère Angélique à Antoine Le Maistre

GEF V, p. 5-6.

BUGNION-SECRÉTAN Perle, Mère Angélique Arnauld, Paris, Cerf, 1991, p. 201. Récit de la manière dont les Messieurs ont dû quitter les Champs.

27 mars 1656. Arnauld d’Andilly sort de Port-Royal

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire e Port-Royal, éd. J. Lesaulnier et P. Ernst, Paris, Nolin, 2008, p. 28 sq. Voir p. 193.

RACINE Jean, Abrégé de l’histoire de Port-Royal, éd. J. Lesaulnier, Paris, Champion, 2012, p. 149.

Mardi 28 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 194.

28 mars 1656. Mazarin fait lancer par le roi une ordonnance contre Retz

RETZ, Œuvres complètes, VII, éd. Delon, Paris, Champion, 2011, p. 744. Pour préciser que la désignation d’un nouveau grand vicaire par Retz ne signifiait pas un retour en grâce du cardinal.

RETZ, Œuvres complètes, I, Œuvres oratoires, politiques et religieuses, éd. J. Delon, dans Œuvres complètes, t. 1, Paris, Champion, 2005, p. 32.

28 mars 1656. Lettre des amis d’Arnauld à Rome sur les efforts des jésuites pour faire prononcer le pape sur la censure

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 194. Lettre des amis d’Arnauld à Rome sur les efforts des jésuites pour faire prononcer le pape sur la censure.

28 mars 1656. Florin Périer reçoit la lettre de Jacqueline Pascal lui demandant de venir à Port-Royal pour l’opération prévue sur Marguerite

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450.

28 mars 1656. Jacqueline Pascal commence une lettre à sa sœur pour lui annoncer le miracle

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450. Voir le texte p. 800 sq.

28 mars 1656. Mise en circulation de la Provinciale V

Les Provinciales, éd. Cognet, p. 72, n. 2. L’impression a dû être faite dans la semaine du 20 au 27 mars. D’après Rapin, Mémoires, II, p. 263, des exemplaires ont circulé dès le 28.

JOUSLIN Olivier, « Rien ne nous plaît que le combat ». La campagne des Provinciales de Pascal. Étude d’un dialogue polémique, I, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2007, p. 153. Sur le retard de publication et la stratégie de diffusion.

Lorsqu’il sera arrêté et interrogé, le 24 juin 1657, Langlois déclarera qu’il a imprimé la cinquième Provinciale sur le manuscrit que lui avait apporté un certain Vital, c’est-à-dire Vitart. Voir le texte de l’interrogatoire dans GEF VII, p. 71 ; le texte est cité dans PICARD, La carrière de Jean Racine, p. 28, Ms de la BN Fr. 17 345, f° 9. Arrêté pour avoir imprimé cette lettre, Langlois déclare que le manuscrit lui a été apporté par un nommé Vitart, qui “a gouverné les impressions que faisaient faire ceux du Port-Royal”.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 161 ; texte cité dans PASCAL, Œuvres complètes, éd. Mesnard, I, p. 475. Le Jeudi 30 mars 1656, visite du commissaire Camuset chez Langlois, « qui avait encore les formes de la cinquième lettre au Provincial et les deux premières et deux dernières pages de la première Lettre apologétique de M. Arnauld. Il s’en fit tirer devant lui de ces deux ouvrages, n’ayant trouvé aucune des feuilles qui avaient été enlevées. Il fit grand bruit là-dessus, fit signer et parapher ces feuilles et quelques autres des premières Provinciales qu’on réimprimait, par Langlois, visita chez lui partout, dressa son procès-verbal et s’en alla. Cela a mis une grande alarme chez tous nos imprimeurs, et on craint fort que M. le Chancelier ne fasse prendre Langlois. On travaille cependant à force d’argent à le sortir d’affaire. » On se décide alors à sortir la cinquième lettre, alors qu’au départ, on voulait ne la sortir qu’avec la 6e.

Dictionnaire de Port-Royal, art. Langlois Denis, p. 588. Camuset saisit des feuilles de la cinquième Provinciale et de la première Lettre apologétique d’Arnauld, mais Séguier se contente d’en demander la suite, sans arrêter l’impression.

Journal de Saint-Gilles du 30 mars 1656. Les ennuis de Langlois décident le groupe de Port-Royal à publier la cinquième lettre. Voir sur ce point GEF IV, p. 273 sq.

Les Provinciales VI, VII et VIII seront imprimées par Langlois. Les Provinciales paraissent alors presque ouvertement, et Langlois publie de nombreuses autres pièces. Des scrupules prendront Langlois lorsque Saint-Gilles lui apportera la IXe Provinciale, ce qui le conduira à faire une démarche auprès de syndic Ballard. L’ambiance changera le 23 décembre 1656 : une sentence de Dreux d’Aubray rappelle qu’il est interdit de mettre sous presse et de diffuser quelque écrit que ce soit sans privilège.

GEF IV, p. 275. Ultérieurement, la lettre a été recomposée après la première édition, probablement encore chez Langlois et c’est alors qu’ont été ajoutées les références des casuistes.

29 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 195.

Mars 1656. Le P. Adam prêche le carême au Louvre, et s’en prend violemment aux jansénistes

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 195.

29 mars 1656. Florin Périer quitte Clermont pour Paris

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450.

RACINE Jean, Abrégé de l’histoire de Port-Royal, éd. J. Lesaulnier, Paris, Champion, 2012, p. 151.

Mercredi 29 mars 1656. Pascal voit Marguerite Périer pour la première fois depuis sa guérison

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450.

30 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 195 sq.

Jeudi 30 mars 1656. Visite du commissaire Camuset chez Langlois

GEF V, p. 3.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 195 sq. ; JOVY Ernest, Etudes pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 161. Visite du commissaire Camuset chez l’imprimeur Langlois “qui avait encore les formes de la cinquième lettre au Provincial et les deux premières et deux dernières pages de la première lettre Apologétique de M. Arnauld. Il s’en fit tirer devant lui de ces deux ouvrages, n’ayant trouvé aucune des feuilles qui avaient été enlevées. Il fit grand bruit là-dessus, fit signer et parapher ces feuilles et quelques autres des premières Provinciales qu’on réimprimait, par Langlois, visita chez lui partout, dressa son procès-verbal et s’en alla. Cela a mis une grande alarme chez tous nos imprimeurs, et on craint fort que M. le Chancelier ne fasse prendre Langlois. On travaille cependant à force d’argent à le sortir d’affaire.”

Les Provinciales, éd. Cognet, p. 72, n. 2.

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450.

30 mars 1656. Rencontre, à Paris, de Pontchâteau, d’Arnauld d’Andilly, d’Antoine Singlin, de l’abbé de Rancé et de M. de Liancourt

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 196.

PONTCHÂTEAU, Journal, BNF, f. fr. 13896, f° 447.

30-31 mars 1656. Visite de Daubray à Port-Royal des Champs, à Vaumurier, à Saint-Jean des Trous chez Du Gué de Bagnols, et le lendemain au Chesnay chez Bernières

RACINE Jean, Abrégé de l’histoire de Port-Royal, éd. J. Lesaulnier, Paris, Champion, 2012, p. 149.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 196 sq. Dreux d’Aubray vient vérifier que tous les solitaires ont bien quitté Port-Royal. De Bagnols et de Luzancy quittent les lieux à cheval dans la demi-heure, et vont rejoindre le lieutenant civil. Récit de l’interrogatoire de M. Charles « brave garçon picard qui a soin du labourage », seul resté sur place : p. 197. Dreux d’Aubray descend ensuite à l’abbaye, où il interroge juridiquement la mère Angélique. Il cherche à savoir s’il y a une imprimerie sur les lieux : p. 198.

Voir aussi OC III, éd. J. Mesnard, p. 450, et GEF V, p. 4.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 231.

COGNET Louis, Lancelot..., p. 88.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, II, éd. Leroy, Pléiade, p. 172 sq.

BUGNION-SECRÉTAN Perle, Mère Angélique Arnauld, Paris, Cerf, 1991, p. 201.

Dictionnaire de Port-Royal, art. Petites Écoles de Port-Royal, p. 819.

30 mars 1656. Les Petites écoles sont fermées, les élèves et les maîtres dispersés.

RACINE Jean, Théâtre complet, I, éd. Collinet, Folio, 1982, p. 437. Racine reste à proximité, chez le duc de Luynes.

Dictionnaire de Port-Royal, art. Petites Écoles de Port-Royal, p. 819.

30 mars 1656. Saint-Gilles signale la réimpression des deux premières Provinciales par Langlois

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450. Les formes de la cinquième Provinciale ayant été découvertes chez l’imprimeur Langlois, décision est prise de publier immédiatement cette pièce, qui devait primitivement paraître avec la sixième.

30 mars 1656. Camuset, qui vient d’arrêter Charles Savreux, se présente chez Langlois, qui vient d’achever la composition de la cinquième Provinciale.

Dictionnaire de Port-Royal, art. Langlois Denis, p. 588. Camuset saisit des feuilles de la cinquième Provinciale et de la première Lettre apologétique d’Arnauld, mais Séguier se contente d’en demander la suite, sans arrêter l’impression. Les Provinciales VI, , VII et VIII seront imprimées par Langlois. Les Provinciales paraissent alors presque ouvertement, et Langlois publie de nombreuses autres pièces.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 196.

Vendredi 31 mars 1656. Achevé d’imprimer de la traduction complète de L’imitation de Jésus-Christ par Corneille

CORNEILLE, Œuvres, I, éd. Couton, Pléiade, p. LX.

Vendredi 31 mars 1656. Envoi de la cinquième Provinciale à Rome

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 202. Envoi fait avec plusieurs écrits d’Arnauld.

31 mars 1656. Lettre d’Antoine Arnauld à Hilarion Rancati

ARNAULD Antoine, Œuvres, I, p. 112 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 202.

31 mars 1656. Lettre d’Arnauld à Holden pour le remercier de l’avoir défendu

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXIV.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 202.

Vendredi 31 mars. Visite de Dalencé au monastère

GOUHIER Henri, Blaise Pascal. Commentaires, p. 134 sq.

RACINE, Abrégé..., Œuvres, II, éd. Picard, p 84.

RACINE Jean, Abrégé de l’histoire de Port-Royal, éd. J. Lesaulnier, Paris, Champion, 2012, p. 154.

31 mars 1656. Le lieutenant civil va rendre visite au duc de Luynes

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 198.

31 mars 1656. Arnauld, Le Maistre, Fontaine et Saint-Gilles font des envois d’écrits pour Rome

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 200.

31 mars 1656. Lettre en latin d’Arnauld au Cardinal F. Barberini, De adversariorum suorum iniquitate in ferenda nomine Facultatis Parisiensis censura, deque doctrina sua circa gratiam.

JOVY Ernest, Etudes pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 166.

ARNAULD Antoine, Œuvres, I, p. 106 sq.

31 mars 1656. ARNAULD, De gratia sufficienti et efficaci dilucide explanata

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1057. Écrit manifestant un rapprochement avec les thomistes.

31 mars 1656. Jacqueline Pascal achève sa lettre du 28 à Gilberte et la complète par une autre pour raconter le visite de Dalencé

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450.

31 mars 1656. Dreux d’Aubray inspecte le Chesnay, chez Bernières. Il ne prend aucune mesure immédiate

Dictionnaire de Port-Royal, art. Petites Écoles de Port-Royal, p. 819.

RACINE Jean, Abrégé de l’histoire de Port-Royal, éd. J. Lesaulnier, Paris, Champion, 2012, p. 149.

1er avril 1656. Discussion en Sorbonne sur l’examen d’un livre du P. Bagot

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 202. Le livre du p. Bagot, la Défense du droit épiscopal et de la liberté des fidèles touchant les messes et les confessions d’obligation, contre l’écrit d’un certain docteur anonyme, Paris, Cramoisy, 1655, répond à un ouvrage de Jean Rousse, L’obligation des fidèles de se confesser à leur curé pour répondre aux Réflexions des réguliers sur le chapitre XXI du concile général de Latran en l’année 1215, sous le pape Innocent III, Paris, 1653. Les deux ouvrages ont été censurés pas l’assemblée du clergé de 1655-1656.

GRES-GAYER Jacques M., Le gallicanisme en Sorbonne. Chroniques de la Faculté de théologie de Paris (1657-1688), Paris, Champion, 2002, p. 33 sq.

GRES-GAYER Jacques M., Le Jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 221. 2 mars 1656. Le syndic Guyart défère à la faculté la Défense du droit épiscopal et de la liberté des fidèles du P. Bagot. Le P. Bagot voulait réfuter un livre de Mazure, L’obligation des fidèles de se confesser à leur curé, qui traitait de la question de l’interprétation du canon de Latran IV concernant la confession annuelle au “propre pasteur”.

Gres-Gayer et Lesaulnier diffèrent sur l’auteur auquel répond Bagot.

HERMANT, Mémoires, t. III, p. 12-14.

2 avril 1656. Lettre de la mère Angélique exprimant ses réticences à l’égard de la publication des Provinciales

GEF V, p. 6. « Je ne doute nullement, que ce que vous nous avez envoyé ne soit très beau, mais c’est à savoir si le silence en ce temps ne serait pas encore plus beau et plus agréable à Dieu, qui s’apaise mieux par les larmes et par la pénitence, que par l’éloquence qui amuse plus de personnes qu’elle n’en convertit. Je sais que ce n’est pas à moi de dire cela… » Il y a eu d’autres manifestations de réticence à l’égard du style des Provinciales, comme le rapporte Arnauld dans la Dissertation pour la justification de certains termes que le monde estime durs dans les écrits : p. 6.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, Thèse, p. 1057.

BUGNION-SECRÉTAN Perle, Mère Angélique Arnauld, Paris, Cerf, 1991, p. 201.

2 avril 1656. L’archevêque de Sens parle à la cour contre l’excès de bienveillance du pouvoir à l’égard des huguenots

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 203-204. A cette occasion, la reine demande à “messieurs du clergé d’achever l’affaire contre les jansénistes que la Sorbonne avait si bien commencée”

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, Thèse, p. 1057.

3 avril 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 204.

3 avril 1656. La comtesse Du Plessis-Guénégaud offre la primeur de la VIe Provinciale à ses amis de l’hôtel de Nevers

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, Thèse, p. 1057.

RAPIN, Mémoires..., II, éd. Aubineau, p. 368 sq. Voir OC I, p. 851. Selon Rapin, on en envoie un exemplaire avant parution à l’Hôtel de Nevers, à Mme du Plessis-Guénégaud, pour la lire devant des personnes favorables à Port-Royal. La lecture lance la publicité.

GAY Jean-Pascal, Morales en conflit. Théologie et polémique au Grand Siècle (1640-1700), Paris, Cerf, 2011, p. 183.

4 avril 1656.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 206.

4 avril 1656. NICOLE Pierre, Fratris Joannis Nicolai doctoris theologi parisiensis, et apud praedicatores primarii Regentis molinisticae theses

NICOLE Pierre, Fratris Joannis Nicolai doctoris theologi parisiensis, et apud praedicatores primarii Regentis molinisticae theses, thomisticis notis expunctae, 4 avril 1656, 28 p. in-4°. BN : D 8958. Suivi de Appendix, seu fratris Ioannis Nicolai calumniarum specimen ex libello cui titulus, Censorium Suffragium. Voir photocopie.

WENDROCK, Provinciales, tr. Joncoux, I, p. 14 ; Litterae Provinciales, p. 11.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXVI. Les thèses du P. Nicolaï ont été soutenues au mois de janvier. Problème de l’attribution : Fouillou attribue l’ouvrage à Lalane. Goujet associe Nicole à Lalane. Dupin y ajoute Arnauld.

MESNARD Jean, « Pierre Nicole ou le janséniste malgré lui », Chroniques de Port-Royal, n°45, 1996, p. 237 sq. Date du 4 avril.

4 avril 1656. Arrivée de Florin Périer à Paris

GOUHIER Henri, Blaise Pascal. Commentaires, p. 132 et p. 140.

RACINE Jean, Abrégé de l’histoire de Port-Royal, éd. J. Lesaulnier, Paris, Champion, 2012, p. 151 ; et p. 206.

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450. Périer s’installe rue des Poirées, à l’enseigne du Roi David.

PASCAL, Déposition, in MESNARD Jean, Textes inédits, p. 22-23.

OC I, éd. J. Mesnard, p. 478. Journal de Saint-Gilles.

LE GUERN Michel, Pascal et Arnauld, p. 92. Pascal apprend à son beau-frère que Marguerite est complètement guérie.

Dictionnaire de Port-Royal, p. 807.

5 avril 1656. Florin Périer rencontre ses filles au parloir de Port-Royal de Paris

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450.

6 avril 1656. Bartet se réconcilie avec M. de Candale

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 85.

7 avril 1656. Mort de Jérôme Bignon

RAPIN René, Mémoires, éd. Aubineau, t. 1, p. 43.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, Thèse, p. 1057.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XXI, p. XIV.

7 avril 1656. Expulsion des prêtres favorables à Port-Royal de la paroisse Saint-Merri

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 185.

7 avril 1656. Jean-Baptiste Gauthier, docteur de Sorbonne et vicaire de H. Duhamel à Saint-Merri exilé par lettre de cachet

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 140.

7 avril 1656. Lettre de la Mère Angélique à Le Maistre lui déconseillant de venir la voir

BUGNION-SECRÉTAN Perle, Mère Angélique Arnauld, Paris, Cerf, 1991, p. 202.

7 avril 1656. L’avocat général Talon fait un discours au Parlement assemblé sur le conflit avec la cour sur les monnaies

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 208. Un arrêt est pris.

8 avril 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 207.

8 avril 1656. Arrêt du Conseil d’Etat cassant l’arrêt du Parlement de la veille

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 208.

8 avril 1656. Interruption du Journal de Saint-Gilles

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, Thèse, p. 1057. Reprise le 2 août.

GEF V, p. 5.

8 avril 1656. Exil de Denis Talon à Reims

OC III, éd. J. Mesnard, p. 483. Exil parce qu’il a plaidé contre des mesures monétaires décidées par la cour.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 207.

10 avril 1656. PASCAL, Sixième Lettre Provinciale

OC III, éd. J. Mesnard, p. 450. La lettre, avant d’être diffusée, a été lue, selon Rapin, à l’hôtel de Nevers.