P 05 : Histoire (2)

 

Chronologie de la Ve Provinciale

Les Provinciales, éd. Cognet, p. 72, n. 2.

GEF IV, p. 275. La lettre a été recomposée après la première édition, et c’est alors qu’ont été ajoutées les références.

CLÉMENCET, Histoire de Port-Royal, Ie part., Liv. IX, p.444.

PICARD Raymond, La carrière de Jean Racine, NRF, Gallimard, Paris,1961.

RAPIN René, Mémoires du P. René Rapin, de la Compagnie de Jésus, sur l’Eglise et la Société, la Cour, la Ville et le Jansénisme, 1644-1669, publiés pour la première fois d’après le manuscrit autographe par Léon Aubineau, 3 vol., Gaume Frères et J. Duprey, Paris, 1865.

JOVY Ernest, Etudes pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 161. Visite du commissaire Camuset chez l’imprimeur Langlois “qui avait encore les formes de la cinquième lettre au Provincial et les deux premières et deux dernières pages de la première lettre Apologétique de M. Arnauld. Il s’en fit tirer devant lui de ces deux ouvrages, n’ayant trouvé aucune des feuilles qui avaient été enlevées. Il fit grand bruit là-dessus, fit signer et parapher ces feuilles et quelques autres des premières provinciales qu’on réimprimait, par Langlois, visita chez lui partout, dressa son procès-verbal et s’en alla. Cela a mis une grande alarme chez tous nos imprimeurs, et on craint fort que M. le Chancelier ne fasse prendre Langlois. On travaille cependant à force d’argent à le sortir d’affaire. (...) Cette fâcheuse surprise d’imprimeur a fait résoudre les amis de publier cette cinquième lettre au provincial qui est toute de la détestable morale des Jésuites : on avait dessein de ne la publier qu’avec la sixième qui doit bientôt paraître.”

Sur la montée des périls en mars 1656, voir SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 2, p. 165. Les bruits menaçants pour Port-Royal, le 6 et le 15 mars. Voir aussi GEF IV, p. 273. Mesures que l’on craint. Manessier écrit à Arnauld qu’il entend “gronder le tonnerre” (2 mars) ; la mère Angélique écrit le 10 mars à la reine de Pologne : “les préparatifs de notre persécution s’avancent tous les jours”.

Mars 1656. ARNAULD Antoine, Vera Sancti Thomae de gratia sufficienti et efficaci doctrina

ARNAULD Antoine, Vera Sancti Thomae de gratia sufficienti et efficaci doctrina dilucide explanata, sl, mars 1656, in-4°.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXVIII sq. Notice sur cet écrit.

DE FRANCESCHI Sylvio Hermann, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663): à propos des 1re, 2e et 18e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 104.

1er mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 175.

1er mars 1656. Ouverture de l’Assemblée du clergé de 1656

Sur l’Assemblée du Clergé en 1656, voir JANSEN Paule, Arnauld d’Andilly, p. 23, et ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XIV-XV.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XXI, p. II sq. Ouverture en mars 1656 : p. II. Délibérations. Affaire de l’éloge de Saint-Cyran dans le Gallia christiana de Hermant: p. II. Le but de cette assemblée est de “décider que les cinq propositions condamnées par Innocent X étaient justement attribuées à Jansénius, n’importe comment”. Marca suppose le fait décidé, “en soutenant que l’examen a été fait en 1654. Les deux meneurs ont été Marca et Mazarin, qui n’étant pas théologien haïssait Retz: p. VII. Dans le procès-verbal des 1 et 2 septembre 1656, Marca a glissé le paradoxe insoutenable de l’inséparabilité du fait et du droit: p. V. Fin houleuse de cette Assemblée: p. V.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1055.

1er mars 1656. Ouverture de l’Assemblée du clergé de 1656

ARNAULD Antoine, Œuvres, XXI, p. II sq. Ouverture en mars 1656 : p. II. Délibérations. Affaire de l’éloge de Saint-Cyran dans le Gallia christiana de Hermant : p. II. Le but de cette assemblée est de “décider que les cinq propositions condamnées par Innocent X étaient justement attribuées à Jansénius, n’importe comment”. Marca suppose le fait décidé, “en soutenant que l’examen a été fait en 1654. Les deux meneurs ont été Marca et Mazarin, qui n’étant pas théologien haïssait Retz : p. VII. Dans le procès-verbal des 1 et 2 septembre 1656, Marca a glissé le paradoxe insoutenable de l’inséparabilité du fait et du droit : p. V. Fin houleuse de cette Assemblée : p. V.

Sur l’Assemblée du Clergé en 1656, voir JANSEN Paule, Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal, p. 23, et ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XIV-XV.

GOUHIER, Blaise Pascal. Commentaires, p. 308. Le 1er septembre, l’Assemblée rédige un formulaire uniforme, conforme aux demandes des 13 évêques réunis le 10 mai 1655 par Mazarin.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1055.

Mars 1656. ARNAULD Antoine, Vera Sancti Thomae de gratia sufficienti et efficaci doctrina

ARNAULD Antoine, Vera Sancti Thomae de gratia sufficienti et efficaci doctrina dilucide explanata, sl, mars 1656, in-4°.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXVIII sq. Notice sur cet écrit.

DE FRANCESCHI Sylvio Hermann, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663): à propos des 1re, 2e et 18e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 104.

Début mars 1656. Lettre perdue de Pascal à Florin Périer pour lui signaler l’aggravation de la maladie de Marguerite, et l’invitant à venir à Paris pour assister à l’opération nécessaire

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

Pascal convoque Florin Périer en raison de l’aggravation de l’état de Jacqueline Pascal.

Dictionnaire de Port-Royal, p. 807.

1er mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 175.

1er mars 1656. Lettre de Du Verdus à Bordeaux, à Hobbes

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

1-3 mars 1656. Délibérations en Sorbonne sur la lettre de cachet du 28 février imposant le remplacement de Sainte-Beuve

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 176. Guillaume de Lestocq, docteur de Sorbonne, est désigné : p. 177.

Mars 1656. Achèvement probable des Ecrits sur la grâce tels que Pascal les a laissés

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

2 mars 1656. Jacques Hennequin signe la censure d’Arnauld

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 172. Voir p. 176.

2 mars 1656. Manessier écrit à Arnauld qu’il entend “gronder le tonnerre” contre Port-Royal.

JOVY Ernest, Etudes pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 142.

2 mars 1656. Arnauld d'Andilly tente d'agir par lettre auprès de Mazarin et de la reine, et écrit à la reine

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 175.

JANSEN Paule, Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659), Paris, Vrin 1973, p. 87 sq. Lettre d’Arnauld d’Andilly à la reine.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1055.

2 mars 1656. Le syndic Guyart défère à la faculté la Défense du droit épiscopal et de la liberté des fidèles du P. Bagot

GRES-GAYER Jacques M., Le Jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 221. Le P. Bagot voulait réfuter un livre de Mazure, L’obligation des fidèles de se confesser à leur curé, qui traitait de la question de l’interprétation du canon de Latran IV concernant la confession annuelle au “propre pasteur”.

GRES-GAYER Jacques M., Le gallicanisme en Sorbonne. Chroniques de la Faculté de théologie de Paris (1657-1688), Paris, Champion, 2002, p. 33 sq.

3 mars 1656.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 177 sq.

3 mars 1656. Lettre de Launoy sur la censure et son irrégularité

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 182.

4 mars 1656. M. de Mincé signe la censure d’Arnauld

Sur Élie du Fresne de Mincé, voir GRES-GAYER Jacques M., Le Jansénisme en Sorbone, 1643-1656, Klincksieck, Paris, 1996,

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 178.

6 mars 1656. Discussions sur Port-Royal au Louvre entre Mazarin, le P. Annat et Le Tellier

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 178. Le P. Annat reproche à M. Du Plessis-Guénégaud de laisser ses enfants à Port-Royal.

Voir le Recueil d’Utrecht, 1740, p. 230. « Le 6 mars on parla beaucoup de Port-Royal au Louvre ; et il fut résolu d’écarter ces enfants qu’on élevait, dit-on faussement, dans toutes les maximes du jansénisme, et ce grand nombre de gens qui étaient retirés à Port-Royal, et parmi lesquels on disait aussi faussement qu’il y avait tant d’ecclésiastiques, car il n’y en avait que trois ou quatre. La reine mère qui aimait M. d’Andilly et qui ne voulait pas qu’il fût surpris ne tarda pas à lui faire donner avis de tout ; et le 15 du mois elle dit à M. de Bartillac qu’il avertît de se retirer lui et ceux qui demeuraient avec lui, mais en même temps elle lui fit dire qu’il pourrait retourner au bout d’un mois, quand les cris seraient apaisés ».

7 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 180.

7, 8 et 9 mars 1656. Thèse molinistes soutenues par le dominicain François Mahé, présidées par le P. Nicolaï

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 180. Voir JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 145 sq.

DE FRANCESCHI Sylvio, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663) : à propos des 1re, 2e et 3e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 99.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1055.

8 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 181 sq.

9 mars 1656. Affaire de la fausse lettre adressée à Grenet

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 182. Voir JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 147.

10 mars 1656. ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique

ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique, 10 mars 1656, sl, 18 p. in-4°. Texte in dossier Arnauld.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXI donne pour date le 1er mars 1656.

Identification du destinataire : ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXI. On hésite entre Henri Arnauld évêque d’Angers (Clémencet, Gerberon), Godeau évêque de Vence (Le Roi), et Vialart évêque de Chalons (Fouillou). Lemaître y aurait collaboré. Mais pour la troisième lettre, Sainte-Beuve suggère Denis de La Barde, évêque de Saint-Brieuc (Port-Royal, t. 2, p. 63).

GEF IV, p. 195. Voir p. 274. Imprimée aussitôt, elle ne paraît que longtemps après.

OC I, éd. J. Mesnard, p. 474-475. Journal de Saint-Gilles, 30 mars 1656. “Suppression pour un temps de la première Lettre apologétique. Poursuites judiciaires consécutives à la saisie chez Langlois des deux premières et des deux premières pages. Les évêques de Chalons et de Beauvais, l’ayant trouvée trop forte, demandent un retard de publication.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1055.

10 mars 1656. La Mère Angélique écrit à la reine de Pologne que “les préparatifs de notre persécution s’avancent tous les jours”...

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1055.

11 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 183.

11 mars 1656. La Gazette annonce que Sainte-Beuve a été interdit d’enseignement.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 183. La Gazette annonce que Sainte-Beuve a été interdit d’enseignement.

Lundi 13 mars 1656.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 183.

13 mars 1656. Retz envoie à Du Saussay une lettre accompagnée d’un mandement pour inciter les fidèles à prier pour la paix générale ; Du Saussay ne la publie pas et la passe sous silence

RETZ, Œuvres complètes, I, Œuvres oratoires, politiques et religieuses, éd. J. Delon, dans Œuvres complètes, t. 1, Paris, Champion, 2005, p. 32.

14 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 184.

Mardi 14 mars 1656. Amiot, l’un des deux curés de Saint-Merri, convoque les prêtres de cette paroisse pour leur reprocher leurs actions en faveur des jansénistes

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 184-185. Réponse de Feydeau : p. 185.

Mercredi 15 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 186.

15 mars 1656. Amiot fait comparaître les prêtres de la paroisse devant l’official

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 183.

15 mars 1656. La reine fait répondre à Arnauld d’Andilly qu’il doit quitter la solitude de Port-Royal

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 186.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1055.

16 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 186.

16 mars 1656. La dispersion des solitaires est prononcée

DELABRE Jean-Marc, Robert Arnauld d’Andilly, écrivain, solitaire et mondain, Thèse, p. 210.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1056.

16 mars 16556. Arnauld d’Andilly écrit à la reine pour demander qu’on le laisse mourir à Port-Royal

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 186.

17 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 186.

Samedi 18 mars 1656. L’official donne raison à M. Amiot contre les prêtres de sa paroisse

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 185. Interdiction est faite aux prêtres en question de faire aucun office dans la paroisse.

18 au 22 mars. Les Solitaires, les maîtres et les élèves des Petites Écoles qui sont à Port-Royal des Champs et aux Granges, se dispersent.

GEF IV, p. 273 sq. Dès le 10 mars, la mère Angélique écrit : “on avait eu la pensée de faire retirer tous les ermites avant qu’on les chassât...” Mais ils ont supplié qu’on “les laissât attendre l’extrémité et la dure nécessité” de perdre un bien précieux. Voir la lettre de la mère Angélique, p. 273.

18 au 22 mars. Par obéissance aux ordres du pouvoir royal, les Solitaires, les maîtres et les élèves des Petites Ecoles qui sont à Port-Royal des Champs et aux Granges, se dispersent. Arnauld d’Andilly part le 27.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 28 sq. et p. 187. Voir JOVY Ernest, Etudes pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 152 sq. “Aujourd’hui lundi 20 mars on est présentement occupé à déloger.” Spectacle du déménagement des Granges : p. 153.

FONTAINE Nicolas, Mémoires ou histoire des solitaires de Port-Royal, éd. P. Thouvenin, Paris, Champion, 2001, p. 215.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, p. 170 sq. C’est ce que p. 175, Sainte-Beuve appelle la seconde dispersion des solitaires ; celle de 1638 était plus grave ; celle de 1661, puis celle de 1679 ont été plus graves encore.

POUZET Régine, Chronique des Pascal. “Les affaires du monde” d’Etienne Pascal à Marguerite Périer (1588-1733), Paris, Champion, 2001, p. 176 sq.

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

PLAZENET Laurence, Port-Royal, Paris, Flammarion, 2012, p. 77.

OC I, éd. J. Mesnard, p. 484. Début du retour des Solitaires.

Recueil d’Utrecht, p. 230.

L’action d’Arnauld d’Andilly à propos du déménagement des Solitaires

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, p. 165-168. Echange de lettres entre Arnauld d’Andilly et l’évêque de Coutances. Il demande en vain à rester à Port-Royal ; un billet de Mazarin, du 24 mars, finit par lui signifier l’ordre de partir : p. 169 ; un ordre du 1er mai lui permettra de retourner à sa solitude : p. 170.

OC I, éd. J. Mesnard, p. 484.

GEF IV, p. 174.

20 mars 1656

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 187.

20 mars 1656. Amyot, curé de Saint-Merry, appuyé sur la cour, oblige l’official de Paris à faire interdire de fonction dans sa paroisse les prêtres amis de Duhamel ; les deux principaux, Feydeau et Marcan doivent quitter Paris

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

20 mars 1656. Saint-Gilles reçoit une lettre de Luzancy, de Port-Royal des Champs, sur la dispersion des solitaires et des élèves des Petites écoles

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire e Port-Royal, éd. J. Lesaulnier et P. Ernst, Paris, Nolin, 2008, p. 28 sq.

20 mars 1656. MARANDÉ Léonard de, Considérations sur un libelle de Port-Royal

Sur Léonard de Marandé, voir Les Provinciales, éd. Cognet, p. XLVII sq. Marandé est un habitué des grandes campagnes antijansénistes. Sur sa carrière, voir MISONO Keisuke, “Léonard de Marandé, polémiste antijanséniste”, Courrier du Centre International Blaise Pascal, 26, 2004, p. 7-23. Marandé est connu comme ennemi du jansénisme : il a publié Les inconvénients d’État du jansénisme en 1654, à peu près contemporains de la Relation juridique de Filleau, des Cavilli du P. Annat, du De haeresi janseniana du P. Deschamps : tout cela se passe à la veille de l’affaire Liancourt ; Arnauld s’en plaint dans sa Seconde Lettre, p. 111. Il a attaqué Arnauld en réfutant sa Lettre à une personne de condition ; il était donc lancé dans la bataille avant même l’intervention de Pascal. Il a attaqué Arnauld en réfutant sa Lettre à une personne de condition. Voir COGNET Louis, Le jansénisme, p. 66. Les Inconvénients d’Etat sont à peu près contemporains de la Relation juridique de Filleau, des Cavilli du P. Annat, du De haeresi janseniana du P. Deschamps : c’est un habitué des grandes campagnes antijansénistes que Marandé. Tout cela se passa à la veille de l’affaire Liancourt. Voir Les Provinciales, éd. Cognet, p. XLVIII, et GEF V, p. 71 sq., avec extraits du texte. Il signe son livre et ajoute ses titres, GEF V, p. 7 : “conseiller du Roi en ses conseils, et aumônier de Sa Majesté”, ce qui donne du poids à son écrit.

Le 20 mars 1656 paraît le livre de Léonard de MARANDÉ, Considérations sur un libelle de Port-Royal. Sur la retraite des docteurs jansénistes. Sur la protestation de M. Arnauld. Et sur les lettres qu’il a fait courir dans Paris, depuis la censure de Sorbonne, 20 mars 1656, Chez Cramoisy, 121 p. in-4° (BN : 4° Ld4 228). Voir Les Provinciales, éd. Cognet, p. XLVIII. Marandé accuse Arnauld d’être l’auteur des Provinciales. Voir GEF V, p. 71 sq., avec extraits du texte. L’erreur d’attribution est significative : Marandé ne répond qu’aux premières lettres de Pascal ; il n’a pas encore compris qu’avec les Provinciales, c’est un tout nouveau type de bataille qui commence.

MISONO Keisuke, Écrire contre le jansénisme. Léonard de Marandé polémiste vulgarisateur, Paris, Champion, 2012, p. 203 sq.

Dictionnaire de théologie catholique, IX, col. 1936-1938.

Marandé signe son livre et ajoute ses titres, GEF V, p. 7 : “conseiller du Roi en ses conseils, et aumônier de Sa Majesté”, ce qui donne du poids à son écrit.

Les Provinciales, éd. Cognet, p. XLVIII. Marandé accuse Arnauld d’être l’auteur des Provinciales. Voir GEF V, p. 71 sq., avec extraits du texte. L’erreur d’attribution est significative : Marandé ne répond qu’aux premières lettres de Pascal ; il n’a pas encore compris qu’avec les Provinciales, c’est un tout nouveau type de bataille qui commence.

DE FRANCESCHI Sylvio Hermann, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663): à propos des 1re, 2e et 18e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 103 sq.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1056.

GAY Jean-Pascal, Morales en conflit. Théologie et polémique au Grand Siècle (1640-1700), Paris, Cerf, 2011, p. 176 sq.

Il signe son livre et ajoute ses titres, GEF V, p. 7 : “conseiller du Roi en ses conseils, et aumônier de Sa Majesté”, ce qui donne du poids à son écrit.

JOUSLIN Olivier, Rien ne nous plaît que le combat. La campagne des Provinciales de Pascal. Étude d’un dialogue polémique, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2007, p. 203 sq. C’est la première réponse d’envergure aux Provinciales. Invoquant saint Thomas contre la grâce efficace, Marandé tente d’empêcher la manœuvre de Port-Royal visant à faire éclater l’alliance entre les thomistes et les molinistes. Marandé affirme que les thomistes diront toujours contre les jansénistes que l’homme, même tombé, dispose malgré tout encore du pouvoir de prier et de demander la grâce : p. 332. Apologie de Nicolaï : p. 332. Marandé ramène la doctrine thomiste à cinq propositions antijansénistes : p. 333. Il s’en prend au style de Port-Royal, de la “fausse gazette” dont la Provinciale III est un modèle. Il fait une charge directe contre la raillerie dans les Provinciales, dernier degré auquel pouvait s’abaisser Arnauld, qui n’est qu’un histrion. Les Provinciales corrompent les simples. Charge directe contre les Provinciales et critique de la raillerie : p. 335 sq. Dicas nove, non dicas novas : p. 335. Contre la raillerie, dernier degré auquel pouvait s’abaisser Arnauld : p. 336. Accusation de satire : p. 336. Les Provinciales corrompent les simples : p. 337. Arnauld histrion : p. 338. Pastiches logiques des Provinciales chez Marandé : p. 340.

Arnauld histrion : p. 338. Pastiches logiques des Provinciales chez Marandé : p. 340.

20 mars 1656. Amyot, curé de Saint-Merry, appuyé sur la cour, oblige l'official de Paris à faire interdire de fonction dans sa paroisse les prêtres amis de Duhamel ; les deux principaux, Feydeau et Marcan doivent quitter Paris

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

20 mars 1656. Saint-Gilles reçoit une lettre de Luzancy, de Port-Royal des Champs, sur la dispersion des solitaires et des élèves des Petites écoles

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire e Port-Royal, éd. J. Lesaulnier et P. Ernst, Paris, Nolin, 2008, p. 28 sq.

20 mars 1656. Amyot, curé de Saint-Merry, appuyé sur la cour, oblige l'official de Paris à faire interdire de fonction dans sa paroisse les prêtres amis de Duhamel; les deux principaux, Feydeau et Marcan doivent quitter Paris

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

20 mars 1656. PASCAL, Cinquième lettre, 20 mars 1656.

OC III, éd. J. Mesnard, p. 449.

JOUSLIN Olivier, « Rien ne nous plaît que le combat ». Pascal et le dialogue polémique, t. 2, Thèse, 2004, p. 1062.